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Quelques explications
Lorsqu'une personne se déplace, il se détache de sa peau des pellicules, qui vont se déposer sur le sol. Celles-ci dégagent une odeur caractéristique de chaque individus. Il faut en effet savoir que dans les effluves humaines vous avez une composante d'espèce, une composante familiale et une composante individuelle.
Les amas de pellicules vont ainsi constituer un couloir d'odeurs retraçant l'itinéraire de la personne et possédant une certaine rémanence dans le temps. A cette odeur humaine s'ajoute selon le support une odeur "végétale" créée par l'écrasement de la flore et de la micro faune sous le pas du promeneur. Celle-ci sera également différente d'un individu à l'autre, puisque fonction de son poids et de sa taille. C'est la somme de ces odeurs qui constitue la piste odorante que va suivre le chien.
Les pellicules sont portées par l'air et donc sujettes au caprice de ses courants. Le vent peut ainsi déporter les particules odorante. Le relief jouera également son rôle en générant des tourbillons d'air ou en arrêtant les particules. Le conducteur devra donc apprendre à travailler en tenant compte du vent et du milieu.
Les odeurs sont volatiles et leur dégagement, comme leur conservation, seront influencés par la température et l'hygrométrie. Là encore ce seront des éléments à prendre en compte dans l'interprétation du travail du chien, sachant également que ces paramétres ont aussi une action sur la fonctionnalité de la muqueuse olfactive de l'animal.
Dernier point, l'odeur s'atténue et se modifie au fil des heures. C'est pourquoi l'apprentissage devra s'échelonner selon ce critère pour que le chien puisse intervenir dans différents délais en étant tout aussi efficace. |